animaux
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Rita Rose | 18 mai 2004
Ed. n’est plus un bâtard nourri au lait de crocodile. Il ne vole plus sur les ailes de poule de
l’incrédulité. Sa salive ne sera plus de la sueur d’exagération. Il a annulé toutes les
petites positivités. Il a connecté son dispositif identitaire surles inducteurs de distorsion. Il
dit qu’être seul, c’est bien. Dans le fond, c’est l’idéal. On n’a plus l’impression
qu’on serait mieux si on mentait un peu.
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Albert de Nevers | 23 septembre 2005
En ce moment Edouard dort du sommeil du juste
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wlouper le dauphin | 24 février 2004
Édouard souffre. Mais, habile, il le cache bien. En fait, à force, il ne le sent plus. La douleur
est une ligne de vie qui court à l’intérieur d’une paume niée. Édouard rit de cette douleur.
Elle est devenue comme un animal familier qu’il nourrit tous les matins de croquettes
industrielles. Il parle donc à cet animal familier, bien que celui-ci soit plein de poils et ne
fasse qu’aboyer.
rhum bacardi | 04 février 2004
Édouard ne s’aime pas. Il aime ceux qui l’entourent. Plus fort que lui-même. Il sait bien que
ce n’est pas normal de ne pas s’aimer. Mais il sait aussi, qu’on ne lui a jamais montré la
voie pour s’aimer. Édouard n’a vécu que la haine ou la folie des adultes. Les adultes sont des
crevards. Édouard n’a connu que ça. Comment voulez-vous vous aimer après ça. C’est un peu
ridicule, Édouard le sait, il arrive à tout analyser, même lui-même. Mais c’est comme ça. Il
a peu de foi en l’humanité. N’allez pas croire que l’horreur de l’humanité soit récente.
Elle est comme ça depuis des siècles. Plus rien ne surprend Édouard. Quand on le drague, il
regarde ailleurs, un peu gêné pour la personne et ses mensonges. Quand on l’aime, il regarde ses
pieds, un peu gêné pour l’erreur dans laquelle se vautre l’autre en face. Quand on s’exclame
devant lui, il fait "mmh mmh", pour ne pas vexer. Et c’est toujours comme ça. Édouard
s’emmerde, Édouard cherche autre chose. Quand on lui servira autre chose, il dira amen.
Quand on lui démontrera qu’il y a une raison de vivre, il vivra. Parce que pour l’instant, il
est mort, depuis sa petite enfance.
Anonyme | 07 juin 2004
Edouard fait sécher ses poils au soleil. Merci aux pinces à linge pour les frissons fulgurant. Il
dégouline. On n’a pas idée de faire des batailles de flotte Durexienne, les paluches à cran.
Heureusement, c’était dimanche. N’empêche qu’Edouard, n’étant pas encore sec, laisse des
auréoles, comme un ange, sur sa chaise à roulettes. (chiche qu’il la rouille...)